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Copropriétés : Quelles Obligations DPE et PPPT en 2026 ?

2 juillet 2026 Copropriétés

PPPT et DPE Collectif : Le Guide Complet des Obligations 2026 pour les Copropriétés

Les obligations liées à la performance énergétique des bâtiments se renforcent, et les copropriétés sont désormais en première ligne. En 2026, deux dispositifs deviennent incontournables : le DPE collectif (Diagnostic de Performance Énergétique) et le PPPT (Projet de Plan Pluriannuel de Travaux).

Votre copropriété est-elle concernée ? Quelles sont les échéances à respecter ? Quels risques encourez-vous en cas de non-conformité ? Et surtout, comment transformer ces nouvelles obligations en véritable opportunité pour votre immeuble ?

ABN Facility fait le point sur les règles applicables en 2026 et vous accompagne pour mieux comprendre les enjeux de la gestion et de l’entretien des copropriétés au quotidien.

1. DPE collectif et PPPT : de quoi parle-t-on exactement ?

Le DPE collectif : la radiographie énergétique de l’immeuble

Le Diagnostic de Performance Énergétique collectif évalue la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre, non pas d’un appartement isolé, mais de l’ensemble du bâtiment. Il prend en compte l’enveloppe globale de l’immeuble (isolation des murs, de la toiture, qualité des vitrages) ainsi que l’efficacité des équipements communs (chauffage collectif, ventilation, éclairage des circulations).

Le rapport attribue une étiquette énergie-climat allant de A (logement très économe) à G (passoire thermique) et formule des recommandations de travaux chiffrées.

Important à savoir : le mode de calcul du DPE évolue. Un arrêté publié au Journal officiel prévoit qu’à partir du 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire, actuellement fixé à 2,3, est abaissé à 1,9, en cohérence avec la valeur européenne actualisée. Concrètement, ce changement entraîne une diminution mécanique de la consommation d’énergie primaire affichée pour les logements chauffés à l’électricité, ce qui améliore directement leur étiquette énergétique, parfois d’environ 17 à 20 %. Selon les estimations officielles, cette évolution devrait permettre à environ 850 000 logements, principalement chauffés à l’électricité, de sortir du statut de passoire énergétique (classe F ou G), sans le moindre travaux. 

Bonne nouvelle pour les copropriétés ayant déjà fait réaliser un DPE collectif récemment : les DPE déjà réalisés restent valables pendant 10 ans, mais il sera possible de télécharger gratuitement une attestation officielle de nouvelle étiquette sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe, sans nouvelle visite d’un diagnostiqueur. Une copropriété peut donc potentiellement améliorer son étiquette collective sans frais supplémentaires. 

Le PPPT : le plan de bataille technique et financier sur 10 ans

Le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux va beaucoup plus loin que le simple constat du DPE. C’est un document d’analyse stratégique qui liste, hiérarchise et chiffre précisément l’ensemble des travaux à engager au cours des 10 prochaines années dans la copropriété.

Il poursuit quatre objectifs majeurs :

  • Assurer la sauvegarde de l’immeuble : gros œuvre, étanchéité de la toiture, structure du bâtiment.
  • Garantir la santé et la sécurité des occupants : mises aux normes électriques, garde-corps, détection incendie.
  • Réaliser des économies d’énergie significatives, en s’appuyant directement sur les conclusions du DPE collectif.
  • Estimer précisément le coût de ces interventions, pour lisser l’effort financier des copropriétaires sur la durée plutôt que de subir des appels de fonds exceptionnels.

2. Le calendrier 2026 : votre copropriété est-elle concernée ?

L’application de la loi Climat et Résilience s’est faite progressivement selon la taille des résidences. 2026 marque l’étape ultime de cette transition réglementaire, avec une généralisation à l’ensemble du parc.

Échéances du DPE collectif : le tournant pour les petites copropriétés

La taille de la copropriété s’apprécie en nombre total de lots, privatifs et annexes inclus.

Le constat est clair : depuis le 1er janvier 2026, l’ensemble des bâtiments d’habitation collectifs concernés par la réglementation, quelle que soit leur taille, doivent disposer d’un DPE collectif valide. Les petites structures (petits immeubles de centre-ville, résidences de taille modeste, parfois en copropriété non syndicalisée) sont désormais pleinement soumises à la règle.

Échéances du PPPT : une généralisation déjà actée

Pour le PPPT, le calendrier s’adosse non pas au nombre de lots, mais à l’âge du bâtiment. Depuis le 1er janvier 2025, l’obligation s’est généralisée à toutes les copropriétés à usage d’habitation (total ou partiel) de plus de 15 ans, sans distinction de taille.

En 2026, si votre immeuble a été construit avant 2011, vous devez impérativement avoir initié la démarche d’élaboration du PPPT, qu’il s’agisse d’une grande résidence ou d’un petit immeuble de quelques lots.

3. Comment se déroule la mise en conformité ?

Mettre une copropriété en conformité exige le respect d’un formalisme juridique précis, dans lequel syndic et conseil syndical avancent main dans la main.

Étape 1 — L’inscription à l’ordre du jour de l’AG.

Il incombe au syndic d’inscrire la réalisation du DPE collectif et du PPPT à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale. Ne pas proposer ces votes expose directement la responsabilité professionnelle du syndic pour défaut de conseil.

Étape 2 — Le vote de la prestation.

Les copropriétaires votent la réalisation de ces diagnostics ainsi que le budget alloué. Le vote s’effectue à la majorité simple (article 24 de la loi de 1965), c’est-à-dire la majorité des voix des copropriétaires présents, représentés ou votant par correspondance. À titre indicatif, le prix d’un DPE collectif oscille généralement entre 1 000 € et 5 000 €, selon la configuration technique, la localisation géographique et la taille de l’immeuble.

Étape 3 — L’intervention d’un professionnel certifié.

Le diagnostic doit être confié à un bureau d’études ou un diagnostiqueur certifié, disposant d’une assurance de responsabilité professionnelle valide et de compétences reconnues en thermique du bâtiment.

Étape 4 — La restitution et la décision sur le PPT.

Une fois le rapport du PPPT remis, le syndic doit le présenter à l’AG suivante. C’est à ce moment que le « projet » (PPPT) devient « plan » (PPT) : les copropriétaires votent alors pour adopter tout ou partie du programme de travaux proposé sur 10 ans.

5. Et la propreté au quotidien dans tout ça ? Le rôle souvent sous-estimé de l'entretien

On a tendance à dissocier les grands travaux de rénovation énergétique (isolation par l’extérieur, changement de chaudière) de la gestion de la propreté courante. C’est pourtant une erreur stratégique. La maintenance courante et l’entretien méticuleux des parties communes sont les garants de la fiabilité de vos futurs diagnostics, et parfois même de leur coût.

Un entretien rigoureux pour des diagnostics fiables. Un diagnostiqueur évalue l’état de conservation des structures et des équipements communs. Des locaux techniques mal entretenus, des cages d’escalier humides ou des bouches de ventilation (VMC) obstruées par la poussière peuvent altérer l’efficacité énergétique réelle du bâtiment et compliquer l’analyse du diagnostiqueur.

En confiant le nettoyage régulier de votre copropriété ou de vos locaux professionnels à des spécialistes comme ABN Facility, vous bénéficiez de plusieurs avantages concrets :

  • La pérennité de la ventilation : le dépoussiérage régulier des grilles et l’entretien des zones techniques limitent les surconsommations électriques des systèmes de renouvellement d’air, un point directement scruté lors du DPE collectif.
  • L’identification précoce des désordres : nos agents, présents régulièrement sur site, détectent rapidement les prémices d’une infiltration d’eau, d’une fissure ou d’un problème d’étanchéité, permettant au conseil syndical d’agir avant que le PPPT ne chiffre des réparations bien plus lourdes.
  • Un environnement propice aux audits et travaux : une copropriété propre, saine et bien gérée au quotidien inspire confiance aux professionnels du bâtiment et facilite le déroulement des visites techniques et des chantiers à venir.

Conclusion

Les obligations 2026 concernant le DPE collectif et le PPPT ne doivent plus être perçues comme de simples contraintes administratives supplémentaires. Ce sont de véritables outils de transparence financière et patrimoniale. En planifiant rigoureusement les interventions sur 10 ans, vous évitez les appels de charges imprévus et les situations d’urgence subies, tout en garantissant un cadre de vie sain et valorisant pour l’ensemble des résidents.

Pour accompagner cette transition réglementaire majeure, commencez par sécuriser le quotidien : un bâtiment sain commence par un entretien irréprochable de ses espaces partagés.

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